Une soirée chez les Schumann : musique et littérature

À la Une, Mardi 1er octobre 2024

20h | Théâtre du Casino Grand Cercle | Aix-les-Bains

Le concert

Artistes

Delphine HAIDAN, mezzo-soprano
Julie DEPARDIEU, narratrice
QUATUOR AKILONE
Jean-Frédéric NEUBURGER, piano

Programme

Robert SCHUMANN

  • Quintette pour piano en mi bémol
    majeur, op. 44
  • Widmung ; Der Nussbaum ;
    Romances et Ballades pour voix et
    piano, op. 64

Clara SCHUMANN

  • Am Strande ; Sie liebten sich beide ;
    Ich stand in dunklem Traume

Robert et Clara SCHUMANN

  • Sélection de pièces pour piano seul

Dans l’intimité de la famille Schumann, les inspirations mutuelles, les angoisses et joies d’un couple unique dans l’histoire de la musique, avec des interprètes d’exception !

Durée : 75 min
Tarifs : de 27 à 35 €, tarif jeune et demandeurs d’emploi 12€

Biographie

Delphine Haidan

Titulaire d’une Maîtrise de musicologie à l’Université de la Sorbonne, d’un prix au CNSMP et de plusieurs récompenses au sein de concours internationaux, Delphine Haidan intègre par la suite l’École d’art lyrique.

Elle se produit aussi bien à l’opéra qu’en récital, en France et dans le monde sur des scènes prestigieuses, parmi lesquelles, l’Opéra Bastille, l’Opéra-Comique, l’Opéra national de Bordeaux, le Capitole de Toulouse, l’Opéra national du Rhin, le Théâtre des Champs-Élysées, le Festival d’Aix-en-Provence, le Festival de Glyndebourne, le Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, les Konzerthaus et Musikverein de Vienne, les Proms de Londres, la Maestranza de Séville, les festivals de Santander et de Perelada en Espagne…

Delphine Haidan a participé à de nombreuses productions telles que Les Contes d’Hoffmann (La Muse/Nicklausse) à l’Opéra Bastille et de Zurich, La Damnation de Faust (Marguerite) à Moscou et Kiev et, plus récemment, L’Enfant et les Sortilèges à la Scala de Milan et à Seattle, ainsi que Pelléas et Mélisande (Geneviève) à Tokyo. 

Sa discographie comprend de nombreux enregistrements : Lakmé avec Natalie Dessay et Michel Plasson (Erato), Harmonieuses Dissonances d’Éric Montalbetti (Alpha, 2020), Symphonie pour la vie: un album pour les soignants (Warner) et son dernier enregistrement, Deux Mezzos sinon rien (Klarthe), avec Karine Deshayes, récompensé d’un Choc de Classica.

Au cours de l’été 2021, Delphine Haidan est engagée au Festival Berlioz dans Les Troyens à Carthage (Anna) avec l’orchestre Les Siècles, sous la direction de François-Xavier Roth. La même année, elle est applaudie pour son rôle de Filipievna dans la production d’Eugène Onéguine au Théâtre des Champs-Élysées (mise en scène de Stéphane Braunschweig).

En 2022, la série de concerts Deux Sœurs à la Philharmonie de Paris et à l’Opéra d’Avignon aux côtés de Karine Deshayes avec l’Orchestre national d’Avignon-Provence dirigé par Debora Waldman est un triomphe : le mezzo en solo de Delphine Haidan se distingue dans un «très raffiné, avec un timbre chaud, et d’une grande sensibilité dans son expression musicale, grâce à un legato très élégant» (Moisés Ordóñez Alarcón pour Olyrix).

Elle chante la cantate Alexandre Nevski de Prokofiev aux Invalides, interprète Brahms à la Salle Gaveau et donne de nombreux récitals (festivals Lisztomanias, Notes d’automne, etc.)

Julie Depardieu

Julie Depardieu démarre sa carrière audiovisuelle avec Josée Dayan mais c’est quelques années après, qu’elle est révélée dans La Petite Lili de Claude Miller. Son rôle lui vaut une double consécration aux César : celle de la Meilleure actrice dans un second rôle et celle de Meilleur espoir féminin. Toujours sous le regard de Claude Miller, elle obtient un troisième César : meilleure actrice dans un second rôle pour Un secret en 2008.

Devenue une des comédiennes de cinéma les plus en vue de sa génération, Julie Depardieu passe du drame familial, à la comédie romantique en passant par le polar social. Depuis 2018, elle incarne le médecin légiste dans la série Alexandra Ehle diffusée sur France 3. 

On ne peut résumer la carrière de Julie Depardieu sans mentionner ses nombreuses apparitions au théâtre aux cotés de grands metteurs en scène comme Michel Fau, ou Salomé Lellouch, qui lui vaudront plusieurs nominations aux Molières.

Passionnée de musique classique, elle a mis en scène Les contes d’Hoffman d’Offenbach et dernièrement La flûte enchantée, adaptée pour les enfants (Une petite flûte) au Théâtre des Champs-Elysées. Elle a plusieurs années durant tenu une chronique musicale sur France Musique. Elle participe régulièrement à des lectures musicales dans divers concerts et festivals.

QUATUOR AKILONE

Le Quatuor Akilone est le fruit d’une aventure musicale et humaine née en 2011 à Paris. Un jeu élégant, un son généreux et un esprit éveillé animent cet ensemble pour apporter poésie et profondeur aux œuvres qu’il aborde. Quatre personnes, quatre caractères et quatre pensées différentes pour ne former qu’un instrument à 16 cordes… et 40 doigts ! L’impossible devient réel quand l’écoute, la persévérance et une rigueur tout en souplesse sont au service de l’imagination.

Faire des choix en connaissance de cause, rendre ces partitions vivantes, comprendre leur essence et les incarner, tel est le pari du quatuor Akilone. La rencontre avec Hatto Beyerle, avec qui ces musiciennes continuent d’échanger, s’est révélée fondamentale et sa vision philosophique et rhétorique de la musique leur permet maintenant de grandir tout en s’interrogeant. D’éminents chambristes tels Vladimir Mendelssohn, Johannes Meissl, Xavier Gagnepain, Jean Sulem, Miguel Da Silva, le Quatuor Ebène et Mathieu Her- zog les ont guidées et continuent de les soutenir. L’ECMA, dont elles sont membres alum- ni, a été également un fabuleux terreau d’apprentissage.

Fort de ces fabuleuses rencontres, le Quatuor Akilone, après un semestre en échange Erasmus à Vienne, remporte en mai 2016 le Premier Grand Prix du 8ème Concours inter- national de Quatuor à cordes de Bordeaux et le prix ProQuartet. Depuis cette date, il s’est envolé au Japon et dans toute l’Europe ; sur des scènes prestigieuses comme le Munet- sugu Hall à Nagoya, le Wigmore Hall à Londres, le Teatro Comunale de Treviso, la salle Cortot et la Philharmonie de Paris, les Muziekgebouw d’Amsterdam et d’Eindhoven et la Liszt Academy à Budapest. Depuis 2017, ce jeune ensemble est distingué « génération Spedidam » et lauréat de la Fondation Banque Populaire. Il fait également partie du projet Le Dimore del Quartetto qui les soutient en Italie.

Le Quatuor Akilone est également membre de l’association Proquartet et bénéficie à ce titre d’une résidence au conservatoire du 15e arrondissement à Paris. Grâce à cette asso- ciation, le quatuor a fait la rencontre de la compositrice chinoise Xu Yi, ouvrant la voie d’un riche échange autour de la création d’Aquilone Lontano qui leur est dédiée. La créa- tion mondiale de cette oeuvre, inspirée du son et du nom du quatuor, a eu lieu à la Phil- harmonie de Paris en février 2018.

Partager la scène avec d’autres musiciens est essentiel pour ce jeune quatuor qui a déjà eu la chance de jouer aux côtés de Vladimir Mendelssohn, Tabea Zimmermann, Jérôme Pernoo, David Walter, Sharon Kam, Pavel Gililov et Jean François Heisser. A chaque musi- cien rencontré, c’est une immense joie dans l’échange qui permet de rester l’esprit ouvert.

Bien ancré dans son temps et grâce à sa collaboration avec les associations Musethica et les Concerts de Poche, le Quatuor Akilone s’engage musicalement auprès de prison- niers, de réfugiés, ou de personnes handicapées. Cette démarche est fondamentale pour ces jeunes musiciennes pour qui le lien tissé auprès de publics divers est vital. Un fil conducteur les guide : permettre à tous ceux qui en ont besoin et qui le souhaitent, de s’échapper l’espace d’un instant dans un monde sonore poétique et libérateur. Akilone sur un fil, un jeu tout en couleur, qui permet d’avoir la tête dans les nuages tout en gardant les pieds sur terre…

Jean-Frédéric Neuburger

Né en 1986, Jean-Frédéric Neuburger étudie au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris où il obtient cinq premiers prix, dans la classe de piano de Jean-François Heisser, ainsi qu’en musique de chambre, accompagnement, improvisation et écriture. Il étudie ensuite la composition à Genève auprès de Michael Jarrell et Luis Naón.

En tant que pianiste soliste, il se produit notamment avec lʼOrchestre de Paris, le New-York Philharmonic, le NHK Symphony orchestra, le Philadelphia Orchestra, le Bamberg Symphoniker, l’Orchestre de la Suisse Romande ainsi que dans les festivals de La Roque d’Anthéron, Verbier, Menton, Auvers-sur- Oise, Klavier-Festival Ruhr. Il se produit par ailleurs régulièrement avec le Quatuor Modigliani et les meilleurs ensembles de sa génération.

En tant que compositeur, ses œuvres symphoniques sont jouées par le Boston Symphony, le Philharmonique de Radio-France, lʼOrchestre de Paris, le Singapore Symphony Orchestra, le Gürzenich-Orchester Köln, sous la direction de Jonathan Stockhammer, Pascal Rophé, Christoph von Dohnányi, François- Xavier Roth. Sa musique soliste et de chambre est régulièrement jouée par des interprètes comme Henri Demarquette, Bertrand Chamayou, Raphaël Sévère, le Trio Wanderer, dans les salles et festivals du Lincoln Center, Lucerne, Musikverein de Vienne, Festival Présences (Paris), Sage Gateshead.

Il a reçu le « prix Nadia et Lili Boulanger » de lʼAcadémie des Beaux-Arts et en 2015 le prix Hervé Dugardin de la Sacem. Il est nominé en 2019 comme compositeur de l’année aux Victoires de la musique classique.

Après un début discographique remarqué à lʼâge de dix-sept ans avec lʼintégrale des Études de Chopin, Jean-Frédéric Neuburger a enregistré chez Mirare des œuvres de Beethoven, Liszt, Barraqué, Ravel, Debussy et de sa composition. Il a gravé un enregistrement salué par la critique des Concertos de Hérold avec Hervé Niquet et le Sinfonia Varsovia. Son disque « Live at Suntory Hall » avec la Sonate de Liszt a obtenu un « Choc » du Monde de la Musique, et en 2021, « Mantra » de Stockhausen en duo de piano avec JeanFrançois Heisser reçoit un accueil unanime de la critique avec un « Diapason dʼor » et un « Choc » du magazine Classica.