VILLA-LOBOS et BACH
Du 15 septembre au 2 octobre 2016
LES NOUVELLES DE NEMANJA RADULOVIC...

NEMANJA RADULOVIC vous souhaite ses voeux pour 2017!






js.bach par nemanja radulovic
au théâtre des champs élysées filmé par arte le 5 Novembre 2016
regardez le concert ici!


NEMANJA RADULOVIC a france-inter !


Nemanja invité de l'emission "la récréation" de Vincent josse a France inter pour la présentation de son "cd" "bach"

petit mot de NEMANJA RADULOVIC en ce mois d'août


"Cher tous,
Je me prépare pour le dernier concert de la saison avec le merveilleux Eiji Oue Orchestre della Toscana. 
Cette saison était pleine de bonheur, différents projets de concert et le nouvel album "Bach" club Deutsche Grammophon qu'on a enregistré avec l'ensemble Double Sens et qui sortira en Octobre.Je voulais dire merci à tous mes partenaires, mes agents, producteurs et bien sûr au public qui m'a donné tant d'amour au cours de cette saison.
Je vous souhaite un bel été! A bientôt"
Nemanja















 

Mezzo : le violoniste Nemanja Radulovic va lancer le 1er juin 2016 le festival classique Paris-Mezzo

"le classique fait son show"


Le Festival Paris Mezzo le 1er juin aux… Folies Bergère avec Jean-Sébastien Bach. Nemanja Rudulovic va enflammer cette salle qui n’est pas dédiée au classique, bien qu’elle fut conçue à l’origine comme une maison d’opéra.
Immense violoniste, jeune et très populaire, franco-serbe, enfant de la guerre, dans cette période si troublée il va ouvrir le Festival Paris Mezzo de la meilleure manière.

 

Nemanja Radulovic en vedette, Beatrice Rana et Avi Avital en découverte

En cette année qui a été particulièrement éprouvante pour Paris, la présence de Radulovic, enfant de la guerre dans les Balkans, est presque un symbole.

Au programme de son concert, où il est accompagné de la pianiste Laure Favre-Kahn et de son ensemble « Double sens », des pièces de Bach (en anticipation de son prochain disque), mais aussi des œuvres issues de ses précédents « Carnets de voyage » en pays slave et d’Europe centrale : Khachaturian, Dvorak, Brahms, Chostakovitch, et des mélodies traditionnelles. Ambiance assurée.

NEMANJA RADULOVIC OUVRE LE FESTIVAL PARIS MEZZO AVEC BRIO ET LIESSE

ARTICLE PARU DANS  "TOUTE LA CULTURE .COM" le 2 Juin 2016
NEMANJA RADULOVIC OUVRE LE FESTIVAL PARIS MEZZO AVEC BRIO ET LIESSE


Ce mercredi 1ier juin, c’est aux Folies Bergères que le violoniste serbe Nemanja Radulovic a ouvert la 2e édition du Festival Paris Mezzo avec l’ensemble Double-Sens et Laure Favre-Kahn au piano. Le programme était éclectique, l’ambiance festive et la soirée virtuose.

Alors que la grande salle des Folies Bergères se remplissait peu à peu de pas mal de retardataires bloqués par le trafic d’un Paris sous la pluie, la première partie du programme mêlait deux grands classiques de Bach et Vivaldi. Dès le concerto pour violon et orchestre de Bach, interprété en entier, Nemandja Radulovic était au maximum de l’intensité et de la vitesse avec un orchestre debout, libérant une énergie folle. 4 mouvements des 4 saisons ont suivis, virtuoses, avec des accents très tranchés : les piano très piano et les forte, brûlants. L’entracte est arrivé avant même qu’on ne s’y attende.

La deuxième partie de la soirée a été slave, forcément. On a commencé avec une danse hongroise de Brahms magique, puis l’objet de la très belle vidéo qui circule sur YouTube « Chanson que ma mère m’apprenait » de Dvorák, l’intensité et la rapidité est encore montée, les grands cheveux et les bottes militaires du violoniste frappant la mesure au sol avec la danse russe du Lac des cygnes. La douceur est arrivé pour saisir le public dans la jolie romance du « Taon » de Chostakovitch, avant que l’ensemble vrille vers un répertoire plus contemporain avec la drolatique et difficile « Danse du sabre » de Kachatourian, encore épicée par un échange d’archets et violon brusque et original entre Radulovic et sa première violoniste. On a retenu nos larmes pour le thème schmalzig composé par John Williams pour la Liste Schindler où Nemanja Radulovic était au comble de l’expressivité et on a terminé dans le monde tzigane le plus bouleversant avec le « Csardas »de Monti.

Très heureux d’être sur scène et de donner beaucoup de plaisir à son public, Nemandja Radulovic a offert généreusement trois bis : l’un venait de sa ville, le deuxième était une très belle instrumentalisation « classique » du « Gimme » de Abba (son morceau de bravoure le plus festif)et l’on a fini en pays tzigane avec un public en liesse qui a battu la mesure, avec violence et passion. La standing ovation a été longue pour le violoniste prodige et son programme flamboyant.






INTERVIEM de Nemanja Radulovic au sujet de l'académie des NuITs Romantiques édition 2015.
La vidéo de cette interview effectuée par la "Vie Nouvelle":
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une vidéo de l'académie des nuits romantiques 2015, le concert de clôture, un moment de grâce...
Cliquez  ici


ARticle paru dans culturebox, le 17 novembre 2015, du récital de Nemanja Radulovic et SUSAN MANOFF, juste aprés les événements de paris.....
  1. Le récital de Nemanja Radulovic au Théâtre des Champs-Elysées, entre émotion et partage
Par Bertrand Renard @Culturebox
publié le 17/11/2015 à 18H00
Le rendez-vous était prévu depuis longtemps. Mais ce récital du brillantissime violoniste Nemanja Radulovic et de la pianiste Susan Manoff s’est transformé, après les attentats de vendredi et les annulations du week-end, en un retour à la vie, à la musique, au partage, à la communion fraternelle.
 
  1. Une flamme vacillante pour ne pas oublier
Ils entrent tous les deux, en noir, qui est autant la tradition des concerts que la couleur du deuil. Manoff s’approche de l’avant-scène, allume un photophore, sous les applaudissements nourris. Petite flamme vacillante que nous aurons constamment dans notre champ de vision, pour ne pas oublier.

Le récital commence en suivant le programme prévu : la "Romance de Pauline" de « La dame de Pique » de Tchaïkowsky, pudique et digne, jouée à fleur de corde. Une sonate de Mozart (la K. 301) où Radulovic a soudain le grand sourire de Wolfgang et Manoff une joie de jouer qui lui monte aux mains : ces sonates piano-violon ne sont pas le meilleur de Mozart (trop en style « galant ») mais on y trouve toujours (et c’est le cas), au détour d’un mouvement, une phrase bouleversante et triste qui vous étreint l’âme. Puis la magnifique mélodie d’ « Après un rêve » de Fauré jouée… comme un rêve. Enfin la grande «Chaconne » de Bach (dans une étrange version avec piano due à Schumann) : l’archet de Radulovic grince et s’apaise, entre sérénité et colère, comme si le mysticisme de Bach se parait d’ombres douloureuses, et l’on pensait forcément, face à cet archet intranquille, aux événements de vendredi.
 
  1. Le récital a bien failli ne pas avoir lieu 
On n’avait jamais entendu Radulovic. Très grand et mince, bottes de motard, tunique échancrée, médaillon au cou, crinière retenue en arrière et répandue sur les épaules, le garçon frappe, forcément : par sa beauté, son allure, sa manière de jouer, tapant du pied, tournant le dos au public pour mieux « sentir » sa partenaire, arpentant la scène comme ces violoneux d’Europe centrale et orientale qui menaient leurs groupes nomades de village en village d’où, régulièrement, on les chassait. On avait été alerté par le programme initial : Mozart, Bach, la sonate de César Franck (qu’il ne jouera finalement pas), comme si, après des disques un peu trop « folkloriques » il avait voulu recentrer son image.
 
  1. Vint l’idée du partage
On apprendra ensuite que le récital a bien failli ne pas avoir lieu: quelle envie de jouer, après la tragédie de vendredi? Et le public, peut-être effrayé, sera-t-il au rendez-vous ? Et puis vint l’idée du partage, de quelques amis venus, en deuxième partie, faire renaître ensemble la musique, si grièvement blessée au Bataclan: la harpiste Marielle Nordmann se partageant, avec Susan Manoff, quelques sublimes mélodies de Schubert (« Ständchen » ou « Marguerite au Rouet ») L’élégant Patrice Fontanarosa dans la « Méditation de Thaïs ». Fontanarosa, Radulovic, Laure Favre-Kahn, dans de belles mélodies pour deux violons et piano de Chostakovitch, puisées dans le fond russe des « hommes à semelles de vent ». Favre-Kahn encore soutenant le violoncelle d’Henri Demarquette dans une « Elégie » de Fauré habitée par l’émotion. Et Radulovic, avec Yvan Cassar dans « La liste de Schindler » et une mélodie macédonienne, racines musicales d’un garçon dont les parents ont fui, vers la France, leur pays en guerre.
 
  1. Un « bœuf » improbable et foutraque
Encore avec Manoff, un « Tzigane » de Ravel ébouriffant : pas tout à fait ce génial pastiche de musique hongroise qu’a composé Ravel mais un vrai morceau tzigane pris, rythmiquement, comme le violoniste l'entend, avec des coups d’archet improbables et d’autres géniaux, un « tzigane » tzigane à 200 pour cents. Enfin Véronique Gens, « arrivée directement d’un train qui était en retard », donc en jean et gros pull et s’en excusant presque (vous êtes 25.000 fois pardonnée, Véronique !) qui chante deux bijoux de Reynaldo Hahn, dont une « Chanson Triste » qui aurait pu tenir lieu de titre à la soirée.

Mais pas du tout : en conclusion un « bœuf » improbable et foutraque allant de Chopin à «Over the rainbow » du « Magicien d’Oz » (chantée par une Gens toute étonnée de se transformer en Judy Garland), avec les trois pîanistes qui se succèdent, Radulovic joyeux, Fontanarosa et Nordmann émus, Demarquette qui joue du violoncelle debout. Debout, les spectateurs le sont alors, dans ce Théâtre des Champs-Elysées plein comme un œuf (tout le monde est venu), avec une «standing ovation » pour remercier Radulovic, Manoff, tous les artistes. Pour nous remercier nous-mêmes. Debout. Comme l’est tout le pays, de nouveau, ce soir-là.
Et la petite flamme, comme l’esprit des morts, qui continue de veiller sur nous, avec nous.

Récital de Nemanja Radulovic (violon) et Susan Manoff (piano)… avec quelques amis, au Théâtre des Champs-Elysées le lundi 16 novembre.   




Mai aussi un autre article paru, le 17 novembre 2015, sur le blog de "Louis Le Classique"...

   Concert : au Théâtre des Champs-Élysées, l’hommage de Nemanja Radulovic et Susan Manoff

Nous nous sommes rendus hier soir au Théâtre des Champs-Élysées pour ce qui devait être une soirée récital du violoniste Nemanja Radulovic accompagné par la pianiste Susan Manoff. Dans le contexte actuel, les musiciens avaient décidé de maintenir le concert et d’inviter sur scène en deuxième partie des artistes amis. Un concert placé sous le signe du rassemblement. Aussi, nous ne ferons ici qu’un rapide compte-rendu de la soirée sans trop rentrer dans le détail, en restant focalisés sur le ressenti et l’émotion.
Michel Franck, directeur du théâtre, ouvre la soirée avec un rapide discours, humble, simple, émouvant et laisse la place aux deux musiciens qui déposent une bougie sur le plateau.
Sur la première partie on retiendra une grande émotion, des visages graves. Nous avons vécu la Chaconne de Bach comme une claque, une prouesse de la part de Nemanja Radulovic avec une profondeur toute particulière. Dans la sonate de Mozart, Susan Manoff et Nemanja Radulovic proposent une interprétation enlevée, vivante sans trop en faire, en restant juste. Avec les pièces courtes de Tchaïkovski et Fauré, on profite de deux instants de grâce, presque en bonus. Il n’y a rien à redire, le duo Radulovic/Manoff fonctionne vraiment très bien.
En deuxième partie, place aux amis, au réchauffement des âmes. Les pièces s’enchaînent, les invités aussi. On retiendra un très beau moment avec les extraits de Cinq Pièces pour deux violon et piano de Chostakovitch par Patrice Fontanarosa, Nemanja Radulovic et Laure Favre Kahn. Avec Tzigane de Ravel, Nemanja Radulovic prouve encore une fois si c’était nécessaire, qu’il est un grand, un très grand violoniste avec en plus du talent, le sourire, la fougue et le sens du partage. Cerise sur le gâteau, l’arrivée sur scène au dernier moment et directement depuis la gare de Véronique Gens pour deux airs de Reynaldo Hahn avant le retour sur le plateau de tous les artistes de la soirée (nous n’avons pas parlé de Marielle Nordmann, Henri Demarquette et Yvan Cassar) pour une interprétation de Somewhere over the rainbow.
 
L’envie d’être ensemble, de se rassembler autour de la musique, voilà l’engagement pris hier par Nemanja Radulovic et Susan Manoff. La salle se lève pour applaudir. Une chaleur humaine dont nous avions bien besoin.



ARticle paru le 29 novembre 2015 sur la revue internet "Zibeline"
LE VIOLONISTE NEMANJA RADULOVIC A OFFERT UNE INCROYABLE PRESTATION AU SILO A MARSEILLE LE 28 NOVEMBRE 2015
DIAVOLO IN MUSICA

 

Ceux qui ont eu la chance de se trouver au Silo, samedi 28 novembre, pour la venue du violoniste Nemanja Radulovic, dans le cadre de la saison symphonique de l’Opéra de Marseille, ont assisté à une prestation hors-normes.

L’artiste se présente, souriant, visiblement heureux d’être en scène, décontracté, vêtu d’une tenue excentrique pour l’exercice traditionnel du récital, tout de noir, de ses hautes bottes enlacées sur un collant moulant, à sa longue crinière passablement jugulée dans un serre-tête, enrobé d’une longue tunique asymétrique lui donnant une allure androgyne. Tout autre que lui serait ridicule… pas Nemanja ! Artiste sincère, généreux, doté d’un talent qui confère au génie, virtuose en diable, son jeu, son attitude en scène font taire toute idée de sarcasme…

Dès les premières notes de l’Orchestre Philharmonique de Marseille dans le Concerto en sol de Mozart, le violoniste invite au dialogue intime, l’esprit premier du concerto (de l’italien « concertare » !). Tournant le dos au public, il jauge son partenaire du soir… et quand il attaque ses premières phrases, il pousse les premiers violons, altos, violoncelles à entrer dans son jeu, le suivre, lui répondre : c’est beau à voir… comme un ballet… et surtout beau à entendre ! Car les musiciens sont poussés à donner le meilleur d’eux-même. La barre est haute : ils la franchissent ! Radulovic, invente, suspend, susurre, retient, explose… dans des cadences inconcevables, c’est juste inouï ! Et Mozart est une inépuisable source de vie, de bonheur : l’artiste s’y trouve dans son jardin. Il rend, ce soir-là, le public fondamentalement heureux, en un temps parfois zébré de drames effroyables… En bis, Radulovic fait aussi exploser le cadre d’un fameux thème de Paganini, qu’il réinvente avec une puissance expressive farouche, jazzy-rocker incroyablement virtuose, funambule, fantaisiste en apesanteur sur quatre cordes, il déchaîne l’assistance médusée, et les musiciens de l’orchestre eux-mêmes autant amusés et qu’admiratifs ! Sûr que les nombreux enfants présents dans le public remettront volontiers les pieds dans les salles de concert après çà !

Après ça justement.. on loue le travail réalisé, au retour de l’entracte, par le chef Adrian Prabava à la tête de la phalange phocéenne dans la 3ème symphonie de Bruckner, mais qui tombe un peu comme un dessert trop lourd servi sur une grande table étoilée !

JACQUES FRESCHEL

Novembre 2015

Concert de l’Orchestre Philharmonique de Marseille / Nemanja Radulovic le 28 nov. au Silo (Photo D.R.)



 

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